Racket, agressions, vols à main armée, trafics en tout genre… Le gang danois des Black Cobra, qui sévissait depuis 2009 dans le sud de la Suède, tire sa révérence. Trop de pression. Une surveillance policière permanente. «On est fatigué», affirme Feras al-Bawi, le porte-parole du gang, au quotidien Sydsvenskan. Les 200 membres de l'organisation ont été priés de rendre leur sweat noir et blanc frappé d'un énorme reptile prêt à mordre, et plus personne n'est autorisé à utiliser le nom du groupe. Au Danemark voisin, par contre, les Black Cobra restent l'un des gangs les plus actifs. Fondé en 2000 par des jeunes d'origine immigrée, il n'a eu de cesse depuis d'en découdre avec les motards des Hell's Angels, à qui le gang dispute le contrôle du marché de la drogue à Copenhague. En 2009, des affrontements entre les deux groupes ont fait trois morts et des dizaines de blessés au Danemark. La même année, les Black Cobra ont confirmé leur installation en Suède.
Mais la traversée du détroit de l'Oresund a été plus difficile que prévu. Depuis 2006, la police de Malmö travaille en étroite collaboration avec une dizaine d'administrations au sein d'une unité spéciale qui regroupe le parquet, la douane, les gardes-côtes, l'immigration, le fisc, la sécurité sociale, les services de recouvrement des dettes et de lutte contre la criminalité économique. «C'est la méthode Al Capone, explique l'enquêteur Mats Svensson. Si on n'arrive pas à coincer un individu pour un




