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Libération

L’ONU toujours désarmée

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Occidentaux et pays de la Ligue arabe appellent toujours au départ d’Al-Assad et espèrent désormais rallier la Russie.

Publié le 07/06/2012 à 22h26

Le nouveau carnage mené par les milices du régime syrien à Mazraat al-Khoubayr, un peu plus d'une semaine après celui de Houla, met une nouvelle fois face à son impuissance une bonne partie de la communauté internationale, et en premier lieu les Occidentaux et les pays de la Ligue arabe, qui appellent depuis des semaines au départ de Bachar al-Assad. Certes, il y a les mots : «Les responsables doivent être punis. Nous ne pouvons pas laisser des massacres devenir la réalité de tous les jours en Syrie», a affirmé hier l'ex-secrétaire général de l'ONU et émissaire pour la Syrie, Kofi Annan, dont le plan de paix est toujours plus moribond, même si le déploiement de 300 observateurs désarmés permet d'avoir des témoignages indépendants et crédibles sur le déroulement des atrocités. Quand ils peuvent se rendre sur les lieux des massacres.

Etroitesse. Washington définit maintenant la situation en Syrie comme «un affront à la dignité humaine», et la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a répété hier à Istanbul qu'Al-Assad doit transférer son pouvoir et quitter la Syrie. Mais elle a aussi reconnu l'étroitesse de la marge d'action du groupe de pays dits «Amis de la Syrie», qui tentent d'arrêter le bain de sang et qui étaient réunis mercredi soir dans la métropole turque. «Nous devons renouveler notre unité, nous devons envoyer un message clair aux autres nations qui ne travaillent pas encore avec nous pour leur dire qu'il n'y a pas d'aven

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