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Analyse

Hillary Clinton soutient la Géorgie et dénonce «l’occupation russe»

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Publié le 08/06/2012 à 21h56

La relativement longue étape géorgienne - une nuit et un jour - de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, dans sa tournée caucasienne en début de semaine, a une nouvelle fois montré le soutien de Washington à cette petite ex-république soviétique qui, depuis la «révolution des roses» fin 2003 et l’élection à la présidence de Mikhaïl Saakachvili, met clairement le cap à l’ouest, au grand dam de Moscou.

Pourquoi cette tournée ?

Les trois pays indépendants de ce que les Russes appellent toujours la «Transcaucasie» - Géorgie, Arménie, Azerbaidjan - représentent plus que jamais un enjeu géostratégique majeur. Si l’Arménie reste peu ou prou alignée sur son protecteur russe qui y dispose de bases militaires, la Géorgie, depuis 2004, a choisi de lancer d’importantes réformes et de miser, à terme, sur une intégration à l’Union européenne et à l’Otan. Son territoire est crucial pour l’acheminement du gaz et du pétrole de la Caspienne, venant d’Azerbaïdjan en évitant la Russie et l’Iran. La montée des tensions autour du nucléaire iranien donne encore plus d’importance à cette région, elle-même otage de deux conflits toujours gelés.

Quels sont ces deux conflits gelés ?

Il y a celui du Haut-Karabagh, enclave arménienne en territoire azéri qui s'est rattachée à la mère patrie au cours d'un conflit (1992-1994) qui a chassé de leurs foyers plus d'un million d'Azéris. Les incidents armés sur les lignes de cessez-le-feu sont de plus en plus fréquents al

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