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Analyse

Mauvais départ pour l’opposition géorgienne

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Publié le 25/06/2012 à 20h56

Quand, quatre mois avant les élections législatives, un opérateur télécoms met gracieusement à la disposition de ses abonnés une antenne parabolique et un décodeur au moment où son bouquet s’enrichit d’une chaîne d’opposition, en Géorgie, cela s’appelle de l’achat de voix.

L’affaire suscite une polémique dont le personnage central est l’opposant Bidzina Ivanichvili, l’oligarque soupçonné, parce qu’il a fait sa fortune en Russie, d’être un pion au service de Moscou.

De quoi accuse-t-on Bidzina Ivanichvili ?

Revenu en Géorgie en 2005, Bidzina Ivanichvili, 55 ans, entre en politique en septembre. Il crée un parti, Le rêve géorgien. En février, sa femme lance une télévision, TV9, qui veut devenir une chaîne d'information en continu. Elle obtient des licences de diffusion par câble et satellite. L'opérateur Global TV, financé par le frère d'Ivanichvili, inscrit TV9 sur son nouveau bouquet, provoquant le départ de cinq chaînes proches du pouvoir. Global TV distribue alors décodeurs et paraboles. Considérés comme une tentative d'acheter les voix des électeurs, ces équipements sont saisis. Au même moment, le diffuseur Stereo Plus, qui signe un contrat avec TV9, est débranché. Ses locaux sont saccagés, ses biens confisqués. «Un parlementaire m'a dit de rester tranquille pendant quatre mois et que tout me sera rendu», explique le fondateur de Stereo Plus, David Zilpimiani, de passage vendredi à Paris. Ce même jour, la cour juge qu'en distribuant des antennes par

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