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Libération
RÉCIT

Un site d'Areva attaqué en République centrafricaine

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Publié le 25/06/2012 à 14h41, mis à jour le 25/06/2012 à 15h52

Plus de peur que de mal, semble-t-il. Les cinq expatriés français qui travaillent sur le site d'Areva à Bakouma, en Centrafrique, ont été dépouillés par des rebelles dimanche en fin d'après-midi, sans être pris à partie physiquement, affirme le groupe français. Ce dernier se veut rassurant : «Les assaillants ont pillé les vivres et le matériel informatique avant de quitter les lieux», dit-on au siège de l'entreprise du nucléaire civil. Toutefois, l'attaque de dimanche paraît avoir été très violente : les autorités de Bangui évoquent ainsi un «violent accrochage», ajoutant : «L'ennemi a fait quelques dégâts matériels et s'est retiré en emportant essentiellement des vivres.»

Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats, cependant, l'on ne déplore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma. Mais un bon connaisseur de la région donne une version sensiblement différente : «Tout le monde a déguerpi, les cinq Français se retrouvent isolés, sans rien à manger.» Il ajoute : «Bakouma est à 200 km de la capitale, Bangui, mais dans une zone isolée, à deux jours de route vu l'état du réseau. Il faut s'y rendre en avion.»

Une source diplomatique française a affirmé à l'AFP que les expatriés étaient en contact avec les autorités françaises qui cherchaient «la solution la plus adaptée» pour eux. La France dispose d'un détachement militaire sur l'aéroport de Bangui, en soutien

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