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Le Parti révolutionnaire institutionnel favori de la présidentielle

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Enrique Nieto, candidat de l’ancienne formation au pouvoir devrait l’emporter, dimanche, sur la gauche et la représentante d’une droite affaiblie par le mandat de Calderón.

ParEmmanuelle Steels
(à Mexico)
Publié le 29/06/2012 à 20h36

Il a fait la course en tête durant toute la campagne : Enrique Peña Nieto, le candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre), est encore et toujours le favori des électeurs, selon les derniers sondages avant le scrutin présidentiel de dimanche. Ces enquêtes, dont la fiabilité a été contestée durant la campagne, attribuent au candidat du PRI entre 33% et 41% des voix. Il est talonné par Andrés Manuel López Obrador pour le Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche), avec 27% à 31%. La candidate de droite, Josefina Vázquez Mota, du Parti d’action nationale (PAN), remporterait entre 18% et 25%.

Le favori a commis quelques gaffes mémorables. Nieto a notamment rétorqué à un journaliste qui lui demandait s'il connaissait le prix du kilo de tortilla, l'aliment de base de la population, qu'il n'était pas «la señora de la casa» («la femme de la maison»). Par la suite, il a centré sa campagne sur le pouvoir d'achat des Mexicains, s'engageant, à l'instar de la gauche, à limiter le prix des denrées alimentaires.

Houppette. Ex-gouverneur de l'Etat de Mexico, le plus peuplé du pays, il s'est construit l'image d'un politicien qui respecte ses engagements. Le caractère douteux de cette allégation a été occulté par les médias, qui le présentent comme le sauveur du pays. Le quotidien britannique The Guardian a publié une enquête mettant au jour les contrats secrets signés entre Peña Nieto et Televisa, le plus grand groupe médiatique hispa

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