«Il n'y aura pas de retour au passé» a proclamé Enrique Peña Nieto en célébrant sa victoire à l'élection présidentielle dimanche soir, comme s'il voulait rassurer le pays. Car il a conquis la magistrature suprême sous les couleurs du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), une formation du passé qui a gouverné le Mexique de 1929 à 2000. Les relents autoritaires et antidémocratiques de ce règne de soixante et onze ans se font encore sentir.
Peña Nieto aurait récolté 37,9% des voix, soit 6 points de plus que le candidat de gauche, Andrés Manuel López Obrador. Ce dernier, qui avait accusé Felipe Calderón de lui avoir volé l’élection en 2006 et n’avait pas reconnu la légitimité de son gouvernement, préconise d’attendre les résultats définitifs, mercredi, pour proclamer un vainqueur.
«Creux». Adulé par les télévisions, Peña Nieto a pris l'habitude d'être acclamé par des hordes d'admiratrices lors de ses apparitions publiques. «C'est une rock star», se réjouit un de ses collaborateurs. Peña Nieto, avocat de 45 ans, a utilisé son mandat de gouverneur de l'Etat de Mexico (2005-2012), le plus peuplé du pays, comme tremplin vers la présidence. «Il y a tenu toutes ses promesses, c'est un politicien qui a une parole», affirme Eduardo Sánchez, le porte-parole du PRI. Pour le journaliste Jenaro Villamil, qui a enquêté sur la carrière de Peña Nieto, il ne s'agit en fait que d'un grand show médiatique : «La promotion des travaux qu'il a réal




