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Fabius s’en va courber la Chine

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Le ministre français des Affaires étrangères est attendu aujourd’hui à Pékin. Une première rencontre qui a pour but affiché d’améliorer les relations économiques et commerciales.

(Peter Parks. AFP)
ParArnaud Vaulerin
Philippe Grangereau
Correspondant à Pékin
Publié le 08/07/2012 à 20h56

A l’endroit de la France, la Chine a toujours penché pour les gouvernements de droite. C’est l’une des raisons - mais pas la seule - pour laquelle la méfiance sera au rendez-vous de la première rencontre entre la Chine et la «Hollandie», aujourd’hui à Pékin.

Après une visite ratée et écourtée en février, alors qu’il n’était que le simple représentant du candidat socialiste, François Hollande, Laurent Fabius revient pour deux jours dans la capitale chinoise, cette fois en tant que ministre des Affaires étrangères. Pour cette prise de contact rugueuse, il sera reçu par son homologue, Yang Jiechi, le Premier ministre, Wen Jiabao, et son probable successeur en 2013, le vice-Premier ministre, Li Keqiang.

Le dialogue sera pragmatique sur les dossiers économiques. Paris souhaite favoriser l'accès des entreprises françaises au marché chinois et redresser le déficit des échanges commerciaux, devenu abyssal en 2011 (27 milliards d'euros). «Ce n'est plus soutenable sur le plan économique et politique», analyse un diplomate français. Sur les questions politiques, Fabius jouera cartes sur table. «Nous devons montrer qu'on est lisible, assure-t-on au Quai d'Orsay, qu'il n'y aura pas de surprises - ce que les Chinois n'aiment pas du tout - afin d'éviter tout soubresaut ou crise type 2008.» Quand les émeutes au Tibet, le passage chaotique de la flamme olympique à Paris et surtout la rencontre en catimini entre Nicolas Sarkozy et le dalaï-lama avaient congelé les rel

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