Face à l’impasse syrienne, l’ONU a-t-elle encore les moyens de faire pression sur le régime de Bachar al-Assad ? Hier, alors que l’ambassadeur syrien à Bagdad, Naouaf Fares, annonçait avoir fait défection, les diplomates ont commencé l’étude d’un texte à New York qui lance un ultimatum de dix jours à Damas pour cesser d’utiliser ses armes lourdes, sous peine de sanctions.
Embargo. Le projet de résolution a été préparé par la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne à la demande de Kofi Annan, l'émissaire des Nations unies, après que ce dernier a rendu compte au Conseil de sécurité de sa mission de médiation en Syrie. Le document précise que si les autorités syriennes n'obéissent pas dans «les dix jours» suivant l'adoption de la résolution, alors l'ONU «imposera immédiatement les mesures prévues par l'article 41 de la charte». Cet article fait partie du chapitre VII, et prévoit des sanctions diplomatiques et économiques, notamment un embargo, mais n'autorise pas le recours à une intervention militaire. Le texte renouvelle aussi le mandat de la mission de supervision de l'ONU pour une durée de quarante-cinq jours, avec l'intention de réduire le nombre des observateurs militaires, qui sont aujourd'hui 300 en Syrie. Ces derniers avaient suspendu leur travail en juin du fait des violences.
La résolution occidentale va toutefois se heurter à l’opposition frontale de Moscou, allié indéfectible de Damas. Le représentant russe aux Nations




