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Libération

L’ONU cherche encore le tempo

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Le Conseil de sécurité reste suspendu à la situation dans la capitale syrienne.

ParFabrice Rousselot
Correspondant à New York
Publié le 18/07/2012 à 21h56

Un sursis pour éviter l'impasse ? A l'ONU, les diplomates étaient prêts hier à retarder le vote prévu sur la résolution occidentale menaçant la Syrie de sanctions, afin d'essayer de trouver un terrain d'entente avec la Russie. Dans la matinée, alors que Damas subissait son premier attentat, c'est le médiateur onusien lui-même, Kofi Annan, qui avait demandé que le vote soit retardé pour forcer un compromis avec Moscou, qui menace d'opposer son veto, avec son allié chinois. «L'idée est de s'accorder encore un peu de temps pour voir si quelque chose est possible ou non», confiait une source à New York. Selon plusieurs diplomates, les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité attendaient notamment des consignes de leurs capitales, alors que se poursuivent «des négociations au plus haut niveau». Ils devaient ensuite entamer d'ultimes tractations à New York.

Depuis plusieurs jours maintenant, Moscou et Pékin ont répété qu’ils opposeraient leur veto à toute résolution menaçant le régime de Bachar al-Assad de sanctions s’il continue à utiliser des armes lourdes contre les rebelles. Le texte doit aussi renouveler le mandat de la mission des observateurs onusiens en Syrie, qui prend fin le 20 juillet.

Chaos. En réalité, certains diplomates estiment notamment que l'attentat qui a visé hier le ministre syrien de la Défense «pourrait faire bouger les lignes». Les capitales occidentales, à l'origine de la résolution, ont tout

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