Lors d’une tournée balkanique plus orientée, selon ses propres mots, vers le futur de la région que vers son passé - même s’il achève aujourd’hui son séjour par une visite de Srebrenica, lieu du plus terrible massacre commis en Bosnie -, le premier secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a fait mardi une escale au Kosovo, où il a été fraîchement accueilli.
Pourquoi cet accueil ?
Le numéro 1 de l'ONU a expliqué à son arrivée qu'il demandait aux dirigeants albanais de cette ex-province serbe - qui a proclamé en 2008 une indépendance reconnue par 22 des pays de l'UE et 91 des 193 Etats membres des Nations unies - de «s'impliquer sincèrement et sérieusement dans le dialogue» entre Belgrade et Pristina, comme il l'avait réclamé des dirigeants de Serbie qu'il avait rencontrés la veille. Mais le Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, lui a fait savoir que l'ONU n'a «aucun rôle à jouer dans [ce] dialogue technique». Dans le même temps, les jeunes militants du mouvement nationaliste Vetevendosje («indépendance») étaient allés taguer le siège de la mission de l'ONU au Kosovo, la Minuk, dont ils réclament le départ. Surtout depuis que le Bureau civil international, une organisation regroupant les représentants des 22 pays de l'UE ayant reconnu le Kosovo, plus les Etats-Unis, a décidé de mettre un terme à sa mission de «supervision de l'indépendance».
Est-ce la fin de la présence internationale ?
Pas du tout. Le Bureau civil in




