Ce devait être l'étape la plus facile d'une tournée de trois pays particulièrement chers aux Etats-Unis, conçue pour conférer à Mitt Romney ses galons de «présidentiable». Mais «Mitt-la-gaffe» a encore une fois réussi à gâcher ses chances, par des propos maladroits, amenant les commentateurs britanniques à le juger même «pire que Sarah Palin» (la colistière de John McCain en 2008, qui étayait ses compétences en politique étrangère par le fait qu'elle pouvait voir la Russie depuis sa maison en Alaska).
Mitt Romney, lui, s'est attiré les foudres britanniques par quelques remarques sur les préparatifs laborieux des Jeux olympiques de Londres, relevant qu'il y avait eu quelques «éléments assez déconcertants» et déclarant mercredi qu'il était donc «dur de savoir comment ça va se passer». Le Premier ministre conservateur, David Cameron, qui avait accepté de recevoir Mitt Romney au 10 Downing Street (contrairement à François Hollande snobé tant qu'il n'était que candidat à la présidence française), a rétorqué par une autre vacherie : «Il est plus facile bien sûr d'organiser les JO au milieu de nulle part.» Une allusion claire aux Jeux d'hiver de Salt Lake City (dans l'Utah) que Mitt Romney avait organisé en 2002 et pour lesquels il escomptait encore quelques compliments à Londres. Le maire, Boris Johnson, en a rajouté en haranguant la foule jeudi à Hyde Park : «Il y a un type appelé Mitt Romney qui veut savoir si nous sommes prêts. Vous êtes p




