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Libération

Damas applique la stratégie de Homs

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Le régime emploie la méthode russe, bombardant massivement des quartiers ciblés.

Publié le 29/07/2012 à 22h28

Pour le régime syrien, ce qui se joue actuellement à Alep, n'est rien de moins que «la mère des batailles». La rodomontade n'est pas nouvelle : Saddam Hussein l'avait déjà utilisée pendant la première guerre du Golfe. Pour l'Armée syrienne libre, c'est aussi un combat crucial qui s'est engagé. Une victoire lui permettrait de créer une zone de sécurité adossée à la frontière turque, ce qui faciliterait les livraisons d'armes, les problèmes logistiques et l'arrivée de combattants étrangers, essentiellement islamistes.

«Moustiques». Le front d'Alep a été ouvert le 20 juillet. Mais l'assaut n'a été donné qu'après l'arrivée des renforts gouvernementaux. Auparavant, le régime avait dû reprendre des quartiers à la périphérie de Damas tenus depuis des semaines par l'insurrection, laquelle avait commencé à lancer des opérations dans le centre-ville. «Le régime se servant d'un marteau pour écraser des moustiques», selon un diplomate sur place, les affrontements de Damas ont donné l'impression d'une véritable offensive des rebelles, alors qu'il s'agissait plutôt d'escarmouches, l'armée réagissant avec des blindés et de l'artillerie. La bataille d'Alep, deuxième ville de Syrie avec 2,5 millions d'habitants et capitale économique du pays, a une autre dimension. Le régime y compte de puissants appuis : la communauté alaouite, les minorités en général, mais aussi la bourgeoisie qui a noué des relations avec le régime.

La ville a d’abord été encerclée. Puis

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