La pression est montée d’un cran au Mali, à la veille de la date butoir du 31 juillet donnée par ses voisins pour un gouvernement d’union nationale apte à demander à la Cédéao (l’union ouest-africaine) et aux Nations unies l’envoi dans le pays d’une force africaine contre la rébellion du Nord.
Samedi, le Premier ministre malien de transition, Cheik Modibo Diarra, a déclaré qu'il ne démissionnerait pas. «Je suis un enfant de ce pays, le Mali, qui m'a tout donné. Et quand ce pays me confie une tâche, tant que je resterai debout, je ne vais jamais démissionner», a-t-il dit. Cette déclaration intervient au lendemain du retour à Bamako du président de transition, Dioncounda Traoré, âgé de 70 ans, après deux mois à Paris où il se soignait des suites d'une agression le 21 mai dans la capitale malienne.
Cheick Modibo Diarra, un astrophysicien de renommée internationale, est en poste depuis le 17 avril. Il est de plus en plus contesté par le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR), regroupant 140 partis dont l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) du président Dioncounda Traoré, qui lui reproche de n’avoir aucune stratégie pour récupérer le Nord, aux mains des jihadistes alliés à Al-Qaeda. Le président intérimaire, comme le Premier ministre de transition, doit sa nomination à une médiation des pays de l’Afrique de l’Ouest pour remettre le pouvoir aux civils après le putsch militaire du 22 mars contre l’ancien président Amadou Toumani Touré.
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