Il juge la «vitalité économique» d'Israël deux fois supérieure à celle des Palestiniens, estime les frontières de 1967 «indéfendables» et considère Jérusalem comme la «capitale d'Israël»… Tout en prenant garde à ne plus trop gaffer, le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, a multiplié les gages pour se présenter en meilleur «ami» d'Israël lors de sa visite de l'Etat hébreu, deuxième étape de sa tournée internationale, dimanche et lundi. «Quand on arrive ici et qu'on voit en Israël un revenu par habitant de 21 000 dollars [17 000 euros, ndlr], contre 10 000 dollars par tête dans les secteurs dirigés par l'Autorité palestinienne, on constate bien une considérable différence de vitalité économique», a lancé le candidat républicain lundi matin, lors d'un petit-déjeuner de collecte de fonds à l'hôtel King David. La comparaison a fait bondir les Palestiniens, qui rappellent que leur économie souffre surtout de l'occupation et du blocus israélien. «C'est une déclaration raciste», a réagi le conseiller palestinien Saeb Erekat, soulignant «n'avoir jamais entendu aucun dirigeant israélien parler de supériorité culturelle».
Pour le public américain, le seul qui compte vraiment pour le candidat républicain en campagne, cette étape israélienne peut toutefois être considérée comme un «succès», estime Walter Russell Mead, professeur au Bard College : «Romney a exprimé là des positions qui sont popul




