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Libération

L’aide à la rébellion agite l’ONU

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Face au front russo-chinois, Occidentaux et pays arabes cherchent la parade.

Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni le 21 avril 2012 au sujet de la Syrie. (Photo Allison Joyce. Reuters)
Publié le 05/08/2012 à 21h46

Légalement, une intervention armée - ou même de simples sanctions onusiennes - contre le régime de Damas reste impossible car le Conseil de sécurité, seul habilité à voter une résolution contraignante, demeure paralysé par les veto russe et chinois. Mais la légitimité d’une telle intervention est toujours plus évidente, comme en témoigne le vote massif vendredi soir par l’assemblée générale de l’ONU - par 133 voix contre 12 et 51 abstentions - d’un texte proposé par Riyad et appuyé par les Occidentaux. Celui-ci critique le pilonnage des villes syriennes par les forces du régime, mais également l’impuissance du Conseil de sécurité.

Ces deux principes, la légalité et la légitimité, sont plus que jamais en conflit sur le dossier syrien. S'il existe un précédent, celui du Kosovo, pour une intervention à la limite de la légalité mais avec le soutien d'une large majorité de la communauté internationale, aucune des grandes puissances piliers du «groupe des amis de la Syrie» - qui avait réuni 109 pays à Paris début juillet - n'imagine pour le moment agir par la force hors d'un mandat onusien clair et au risque de créer une crise internationale majeure. Moscou et Pékin verrouillent d'autant plus qu'ils considèrent s'être fait forcer la main lors de la crise libyenne, en laissant passer une résolution au nom de «la responsabilité de protéger» les populations qui avait abouti à un changement de régime. Une intervention ponctuelle n'est envisagée par Washington que s'il existe u

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