Une voisine avait entendu des cris la semaine dernière : d’après ce qu’elle avait compris, l’homme essayait de rentrer dans l’appartement de sa compagne, qui venait de mettre fin à leur relation. D’autres voisins ont confirmé cette séparation. Un chagrin d’amour aurait-il poussé à l’acte l’auteur du dernier carnage aux Etats-Unis ? L’explication est un peu rapide, mais conforme à la banalisation des tueries qui se suivent aux quatre coins du pays.
Dimanche, deux semaines après le massacre d'Aurora (Colorado) dans un cinéma qui projetait en avant-première le dernier Batman, c'est un temple sikh qui a été visé à Oak Creek, dans la banlieue de Milwaukee (Wisconsin). Vers 10 h 30, alors que les fidèles préparaient l'office et le repas communautaire, le tueur a ouvert le feu, d'abord sur le parking, puis à l'intérieur du temple. «Il n'a rien dit, juste commencé à tirer», a décrit un des survivants. Six fidèles ont été tués et trois personnes blessées, dont un policier, avant qu'un autre gardien de la paix n'abatte le tireur.
Hardcore. Identifié lundi sous le nom de Wade Michael Page, le tueur était un ancien soldat âgé de 40 ans, sympathisant de la cause des «suprématistes blancs», ont révélé les enquêteurs. Il chantait dans le groupe de musique hardcore End Apathy, ont retracé les experts du Southern Poverty Law Center, qui traquent les extrémistes aux Etats-Unis et l'avaient dans leurs fichiers depuis 2000. Wade Michael Page était un sy




