Pour un régime aux abois, miné par les défections et toujours plus isolé sur la scène internationale, l'image a valeur de symbole : Bachar al-Assad recevant Saïd Jalili, l'émissaire du Guide suprême iranien, dans son palais, au cœur de Damas. La photo a été diffusée par l'agence officielle Sana alors que le dictateur syrien n'est plus apparu à la télévision depuis le 22 juillet. Une absence qui alimente les rumeurs dans une capitale syrienne dont le régime n'a pas réussi à reprendre le contrôle total. «L'Iran ne permettra jamais que l'on brise l'axe de la résistance, dont la Syrie est un pilier essentiel», a déclaré l'émissaire de Téhéran, qui reste le principal soutien du pouvoir syrien, avec du matériel militaire mais aussi des cadres, iraniens ou venant du Hezbollah libanais pour renforcer l'appareil répressif.
Pélerins Les rebelles ont capturé, il y a trois jours, 48 ressortissants iraniens qu'ils présentent comme des Gardiens de la révolution. Téhéran assure qu'il s'agit de simples pèlerins et exige leur libération, demandant la médiation de la Turquie et du Qatar, pays sunnites les plus engagés dans le soutien à l'Armée syrienne libre.
«La solution de la crise en Syrie doit venir de l'intérieur du pays, via un dialogue national et non pas à travers l'intervention de forces extérieures», a insisté l'émissaire iranien, assurant que le «peuple syrien est hostile à tout plan soutenu par les sionistes ou les Etats-Unis». Cette rhéto




