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Libération

Un fragile renouveau

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Le nouveau Parlement, à peine nommé, est déjà soupçonné de corruption.

ParStéphanie Braquehais
(à Mogadiscio)
Publié le 19/08/2012 à 19h46

Avec l’élection, prévue aujourd’hui, du président somalien par la nouvelle Assemblée s’achève le mandat du gouvernement de transition, créé en 2004 à l’issue de la conférence de Mbagathi, au Kenya. En dépit d’une avancée incontestable sur le plan militaire contre les shebab (insurgés islamistes affiliés à Al-Qaeda), due aux soldats de l’Amisom, la force de l’Union africaine, le gouvernement est marqué par une corruption endémique.

Un rapport du panel d’experts de l’ONU estime ainsi que 70% des revenus de l’Etat ont été détournés ces dernières années. Une feuille de route a été établie en 2011 pour créer de nouvelles institutions pour la Somalie (excluant le Somaliland, région du Nord qui s’est proclamée indépendante en 1993 mais n’est pas reconnue par la communauté internationale). Une conférence a été organisée à Londres en février dernier pour répéter le message : en août, le gouvernement doit partir.

Dans un premier temps, 135 elders (chefs coutumiers) ont été choisis pour mettre en place une Assemblée constituante ainsi qu'un Parlement. Début août, une Constitution, en rédaction depuis sept ans et qui a coûté des millions de dollars, a donc été adoptée. Les chefs coutumiers ont ensuite désigné 275 députés suivant un principe complexe où la quasi-totalité des postes étaient réservés à parts égales aux quatre principales familles claniques (Darod, Hawiye, Rahanweyn et Dir) et le reste à une coalition de clans minoritaires. Les candidatures de députés ont été examiné

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