Les Iraniens n'y croient pas. Ce serait, disent-ils, si «stupide» que, même si Benyamin Netanyahou voulait vraiment attaquer leurs installations nucléaires, son propre gouvernement l'en empêcherait par crainte des «très dures conséquences d'une telle action». La plupart des analystes occidentaux considèrent aussi que le Premier ministre israélien ne multiplie les fuites sur sa volonté de faire bombarder les centrifugeuses iraniennes que pour amener Barack Obama à hausser le ton contre la République islamique. Le scepticisme est général mais il n'est pas forcément fondé.
La première raison de prendre Benyamin Netanyahou au sérieux est que le programme nucléaire iranien ne cesse de se développer. Virus informatiques et assassinats de scientifiques, la guerre de l’ombre l’a ralenti mais le nombre de centrifugeuses en fonction grandit de mois en mois, les diplomaties européennes et américaine ne croient plus que des négociations puissent amener ce pouvoir à renoncer à se doter de la bombe et Benyamin Netanyahou n’a jamais cru, lui, que les sanctions économiques pourraient l’y contraindre.
Peut-être a-t-il tort. Peut-être que ces sanctions finiront par tellement affaiblir ce régime qu’elles l’obligeront à plier avant de devoir affronter de trop grandes complications intérieures. C’est ce qu’espèrent les gouvernements occidentaux. C’est pour cela que Barack Obama ne veut pas en passer trop vite aux moyens militaires et refuse de se laisser forcer




