Bachar al-Assad en chef de guerre et en chef de guerre très content de lui. Terriblement dur, intraitable, déterminé à rester à n’importe quel prix au pouvoir, refusant la moindre concession, tout dialogue avec l’opposition, et résolu à gagner, quel que soit le coût de la bataille. C’est la tonalité de l’interview, l’une des très rares données depuis le début de l’intifada syrienne, que le chef de l’Etat a accordée hier à la chaîne privée du régime, Ad-Dounia. En substance, les propos du raïs étaient : je vais écraserla rébellion, même si cela risque de prendre du temps.
«Je peux résumer [la situation] en une phrase : nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure, mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps», a insisté le dictateur. Une déclaration qui intervient alors que les forces loyalistes regagnent effectivement une partie du terrain perdu, notamment dans la banlieue de Damas et à Alep, même si l'opposition contrôle encore une large partie du pays.
Zones Tampons. Le raïs a cependant reconnu que son régime avait commis de «nombreuses erreurs», mais qu'il existait, malgré cela, «un lien solide» entre le pouvoir et le peuple. C'est à la veille d'une réunion ministérielle du Conseil de sécurité de l'ONU, aujourd'hui à New York, sur l'aide humanitaire aux réfugiés syriens que le raïs est intervenu. On y évoquera la question des zones tampons en Syrie pour accueillir les populations toujours plus




