En se dévissant le cou, les diplomates étrangers invités à la convention républicaine qui s'est achevée hier soir à Tampa (Floride) pouvaient apercevoir au moins les marches du podium où se succédaient les vedettes du Grand Old Party. Mais pas les orateurs eux-mêmes. Le Parti républicain a alloué cette année aux diplomates une des plus mauvaises loges du Tampa Bay Forum, derrière la scène, réduisant ambassadeurs et conseillers à suivre les discours sur les écrans géants.
«Déclin». Ce placement est révélateur du peu de cas que le parti fait du reste du monde dans cette campagne. Dans le discours de Paul Ryan, le candidat à la vice-présidence, la politique étrangère a été évacuée en trois phrases mercredi soir, pour promettre qu'une «administration Romney-Ryan parlera avec confiance et clarté dans [ses] rapports avec les autres nations». «Plutôt que de gérer le déclin américain [une flèche destinée à Barack Obama, ndlr], nous agirons avec la conviction que les Etats-Unis sont toujours la plus grande force de paix et de liberté que ce monde ait jamais connu», a trompeté Ryan.
L'idée générale est que le Parti républicain défend «"l'exceptionnalisme" américain», tandis qu'Obama ne ferait que prendre ses leçons d'une Europe socialiste écrasée sous la dette et se prosterner devant les dictateurs russe, chinois, iranien ou arabes. Au-delà de ces attaques, autant Paul Ryan que Mitt Romney (qui devait conclure la convention p




