Reagan en une phrase avait détruit en 1980 son adversaire démocrate Jimmy Carter : «Are you better off than you were four years ago ?» «Etes-vous mieux qu'il y a quatre ans ?» La même question taraude Barack Obama. Le jeune président noir a déçu et son célèbre «Yes we can» n'a pas tenu ses promesses. En quatre ans, le chômage a augmenté, la dette américaine a explosé et l'incapacité de Washington à réformer et à se réformer est devenue pérenne. Les républicains en pleine dérive idéologique, anti-Etat et anti-impôts, inspirés jusqu'à la déraison par leur égérie Ayn Rand ont leur part de responsabilité dans ce blocage structurel du système politique américain. Ils ont montré tout au long de leur convention leur extrémisme social et culturel. Mais, pour regagner la confiance des électeurs et gagner en novembre, Obama ne peut seulement bâtir sa campagne contre Mitt Romney et Paul Ryan aussi rétrogrades et mal-aimés soient-ils. Le Président paie aujourd'hui ses hésitations, sa pusillanimité, son manque d'audace et de volonté. Obama a été meilleur candidat que président. L'enthousiasme de 2008 est éteint. Pour rester chef de l'Etat, Obama va devoir montrer un autre courage politique et défendre ses valeurs démocrates et démocratiques. Sur la solidarité sociale déjà minimale aux Etats-Unis, l'avortement ou le changement climatique. Enfin, la campagne se jouera sur l'économie. A lui de savoir convaincre que ses idées sauveront plus d'emplois que les recettes du pas
EDITORIAL
Courage
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Publié le 05/09/2012 à 22h16
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