L'espoir est toujours là, mais il va falloir quatre ans de plus pour le réaliser. Jeudi soir, dans son grand discours de clôture de la convention de Charlotte (Caroline du Nord), qui va donner le ton de la campagne démocrate jusqu'à l'élection présidentielle du 6 novembre, Barack Obama a osé reprendre le thème de «l'espoir», sa marque de fabrique depuis son premier discours à la convention de 2004, son livre de 2006 (l'Audace d'espérer) et, bien sûr, sa campagne de 2008, qui promettait «espoir et changement».
Les républicains l'attendaient au tournant : lors de leur convention, la semaine dernière à Tampa (Floride), Mitt Romney et son colistier, Paul Ryan, s'étaient moqués des «posters fanés» de 2008 et du «hope and change», devenu «déception et division». Obama «peut-il encore offrir de l'espoir ?» interrogeait même The Charlotte Observer, le quotidien local.
Eh bien, oui : «Ce soir, ici, je n'ai jamais eu autant d'espoir pour l'Amérique, a répondu Barack Obama, retrouvant - par moments - quelques accents lyriques de la campagne 2008. J'ai de l'espoir grâce à vous.» Le chemin est «plus difficile» que prévu, la «route plus longue», mais elle mène vers un «meilleur endroit», a assuré le président américain, demandant un mandat de plus pour continuer de «faire avancer» le pays. Le plus fort argument de sa démonstration n'était d'ailleurs pas dans le disco




