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Libération

La torture s’invite dans la campagne en Géorgie

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Législatives . La diffusion d’une vidéo tournée dans une prison ternit le bilan du président Saakachvili.

Publié le 19/09/2012 à 20h56

A douze jours des législatives, où pour la première fois le parti au pouvoir en Géorgie fait face à un mouvement structuré, un scandale de viol et tortures en prison secoue l’establishment politique. Les télévisions d’opposition TV9 et Maestro ont diffusé mardi des vidéos montrant des séances de passage à tabac de détenus, ainsi qu’une scène qui ressemble à un viol, dans une prison de Tbilissi. L’une de ces deux chaînes appartient au milliardaire Bidzina Ivanishvili, le fondateur du Rêve géorgien, le principal parti qui défie le président Mikhaïl Saakachvili. Le lendemain, des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Tbilissi contre les mauvais traitements carcéraux.

Le chef de l'Etat se devait de réagir. Il a souligné que la Géorgie ne «tolérera pas un tel comportement, que ce soit en prison ou ailleurs». «Ce n'est pas pour permettre de commettre ces crimes […] que nous avons surmonté les années d'impunité et d'arbitraire», a affirmé l'homme qui, à la faveur de la Révolution des roses, a renversé en 2003 le régime post-soviétique discrédité d'Edouard Chevarnadze. La réforme de la police, qui a amené le retour de la sécurité dans les rues et la fin de la corruption, faisait jusqu'à présent partie de ses principaux succès.

Le gouvernement a donc accepté la démission de la ministre géorgienne de l’Administration pénitentiaire, Khatouna Kalmakhelidze. De son côté, le parquet a annoncé l’arrestation d’une dizaine de fonctionnaires de l’administration

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