C'est en énumérant toutes les «urgences» de la planète, du Mali à la Syrie, que François Hollande a fait hier son baptême du feu devant l'ONU à New York. Pour sa première intervention à la tribune de l'Assemblée générale, le président français a estimé que la communauté internationale «devait agir», n'hésitant pas à faire état des «divisions, blocages et inertie» du Conseil de sécurité «pour empêcher la guerre, les exactions ou les atteintes aux droits des peuples». Appelant à une réforme de l'institution, il a lancé : «Si nous voulons rendre notre monde plus sûr, il nous appartient de prendre pleinement nos responsabilités.»
Soutien aérien. Le Président a privilégié les situations au Mali et en Syrie et souligné que Paris appuierait une intervention africaine au Sahel :«La France soutiendra toutes les initiatives permettant que le Mali règle cette question avec les Africains et sous mandat du Conseil de sécurité.» Lundi, Laurent Fabius avait annoncé à New York que Bamako avait saisi l'ONU pour demander une intervention militaire contre les groupes islamistes qui contrôlent le nord du pays. Le ministre des Affaires étrangères a précisé qu'il s'agirait d'une force africaine encadrée par l'ONU et que la France devrait apporter un soutien aérien à l'opération avec d'autres pays. «Mais il ne s'agira en aucun cas de l'envoi de troupes au sol», a souligné Fabius, qui a reconnu que Paris «avait une responsabi




