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Affaire Fritzl : Régis Jauffret se met l’Autriche à dos

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Publié le 28/09/2012 à 22h36

Parue en janvier, le roman-réalité de Régis Jauffret sur l'affaire Fritzl (1) avait fait l'objet d'un accueil bienveillant en France. En Autriche en revanche, cette fiction qui vient de sortir en allemand chez un obscur éditeur salzbourgeois, est loin d'enthousiasmer. L'œuvre de «l'auteur réputé à Paris» - ambitionnant de faire revivre le calvaire de la tristement célèbre pauvresse engrossée six fois sous terre pendant un quart de siècle par son paternel - fait pouffer tout Vienne.

Les critiques littéraires dénoncent un ouvrage «voyeuriste», «bête» et gratuitement haineux envers les Autrichiens. Même le comédien du prestigieux Burgtheater venu en lire un extrait dans une salle quelconque de la périphérie s'en est démarqué devant l'assistance, gêné, une fois le livre reposé. Décidément, ce «Franzose» peut bien avoir du succès à Saint-Germain-des-Prés, il consterne ici, lorsqu'il accuse la ville d'Amstetten, les voisins, la famille, les pompiers, les médecins, les policiers, les juges et jusqu'au gouvernement autrichien d'avoir été les complices passifs de Fritzl en regardant ailleurs, puis en tentant d'étouffer l'affaire.

Les grossières erreurs qui discréditent «l’enquête» menée sur place pendant quinze jours par un Jauffret mi-journaliste d’investigation mi-écrivain sont moquées. Il semble ne même pas connaître l’existence du schilling, la monnaie autrichienne avant l’euro, et la confond avec le mark allemand. Sont relevées les fautes commises, quand la langu

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