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Négociations parallèles à Alger sur le Nord-Mali

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Sahel . Devant l’incapacité de l’exécutif malien à s’entendre, l’Algérie, craignant une intervention militaire à ses portes, a décidé de s’en mêler.

Publié le 30/09/2012 à 22h06

Alors que «les lapidations, amputations et flagellations sont devenues courantes afin de forcer les populations [du Nord-Mali, ndlr] à adopter leur vision du monde», selon le rapport publié jeudi par l'ONG Human Rights Watch, le fragile attelage au sommet de l'exécutif malien de transition risque fort d'être mis à mal par les propos récents du Premier ministre, Cheikh Modibo Diarra.

Ce dernier vient de déclarer au Monde qu'il souhaitait «une intervention militaire internationale» dès que l'ONU aura donné son feu vert, rejetant catégoriquement «la perspective de négociation avec les islamistes armés» occupant le nord du Mali, et ce quelques jours seulement après «l'appel au dialogue» lancé par le président Dioncounda Traoré aux groupes armés. «Avec qui négocier ? Cela fait plus de huit mois que dure la crise. Je n'ai pas vu apparaître de solution non militaire et les négociations feraient perdre un temps précieux», a-t-il déclaré.

«Opaque». Le Premier ministre désigne le médiateur de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Le rapport de l'International Crisis Group consacré à la crise malienne, publié le 24 septembre, met en doute la médiation burkinabée au sein de la Cédéao, la qualifiant d'«opaque». Ce rapport souligne par ailleurs que la Cédéao a cru «pouvoir exercer une influence prépondérante sur les insti

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