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Libération

Rien ne va plus à Téhéran

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Publié le 02/10/2012 à 19h07

C’est une idée reçue dont les dirigeants iraniens éprouvent aujourd’hui la fausseté : depuis que le blocus américain a échoué à faire tomber Fidel Castro, le consensus est que les sanctions économiques, ça ne marche pas. Mais on oublie là que seul l’appui soviétique a permis au régime cubain d’y survivre, que ces sanctions l’obligent désormais à évoluer, qu’on leur doit la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et qu’elles viennent de contraindre les militaires birmans à l’ouverture.

Armes lentes, les sanctions économiques sont au contraire tellement efficaces que la monnaie iranienne a perdu 60% de sa valeur par rapport au dollar depuis la fin de l’année dernière et que sa chute s’accélère de jour en jour. Particuliers et entreprises, les Iraniens se débarrassent maintenant de leurs rials à tout prix car ils n’ont plus confiance en l’économie de leur pays, frappée de plein fouet par un cocktail de sanctions internationales, américaines et européennes.

La République islamique ne trouve pratiquement plus de banques et d’entreprises étrangères pour assurer ses échanges extérieurs. Elle ne peut plus se fournir en quoi que ce soit, pas même en pièces détachées, sans recourir aux coûteux méandres du marché noir. Elle a toujours plus de mal, surtout, à vendre son pétrole dont les revenus couvraient près de la moitié de ses ressources budgétaires. D’une année sur l’autre, ses exportations de brut se sont réduites des deux tiers au début de l’été et ce brutal déséquilibre est d’autant p

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