«Un poulet gros comme ça !» Alfredo a les yeux qui brillent. Ses deux mains s'arrondissent pour dessiner dans l'espace les contours du volatile dodu qu'il a acheté le matin même dans l'un des magasins Mercal de Caracas pour 20 bolivars (1,7 euro). Ce maçon, père de trois enfants, qui gagne 2 200 bolivars mensuels (183 euros) habite à Isaías Medina, dans l'ouest de la capitale vénézuélienne. Il a également fourré dans son cabas quelques kilos de farine, de riz et de sucre pour l'équivalent de 17 centimes d'euro le kilo. Lors du scrutin présidentiel qui doit départager ce dimanche le candidat de l'opposition, Henrique Capriles Radonski, du président sortant, Hugo Chávez - prêt à rempiler pour un troisième mandat de six ans -, les barrios (quartiers) pauvres et surpeuplés des grandes villes feront la différence.
Lunettes. Or le gouvernement «socialiste» de Chávez a permis aux plus démunis d'accéder au minimum vital grâce aux programmes sociaux («misíones») qu'il a lancés il y a une dizaine d'années. Aliments subventionnés dans les magasins d'Etat comme Mercal, PDVAL ou Bicentenario, ouvertures de dispensaires dans les ranchos (bidonvilles) - avec l'aide de 10 000 médecins cubains envoyés en renfort par La Havane (misíon Barrio adentro), lunettes gratuites (misíon Milagro) ou programmes d'éducation populaire (misíon Ribas) sont autant d'initiatives à mettre au crédit du «Comandante».Les derniers sonda




