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Libération

Soulagé, Alger en attend plus

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Le Premier ministre algérien a salué les «bonnes intentions» de Paris.

Publié le 18/10/2012 à 21h16

Les Algériens attendaient depuis un demi-siècle que la France reconnaisse que la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 était un crime. Ils ont donc pris acte de la déclaration de François Hollande, mais sans plus. «Il a fini par le faire», s'écrie Algérie-Confluences en soulignant que «c'est son honneur, mais aussi son intérêt politique». Car, comme l'ensemble de la presse, le journal place la déclaration du président français dans le cadre de son prochain déplacement en Algérie. «Le geste fera date. Il en annonce probablement d'autres dans le registre de la mémoire douloureuse de la guerre et de la colonisation, dans la perspective de la visite d'Etat que François Hollande effectuera à Alger, avant fin 2012.»

De façon très sobre, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a salué dès mercredi «les bonnes intentions» manifestées par la France. Cité par l'agence APS, il a souligné que la visite de François Hollande en Algérie constituerait un gage de la volonté de tourner cette page de l'histoire. Sans toutefois, a-t-il insisté, signifier l'oubli. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, a renchéri hier dans le quotidien en ligne TSA (Tout sur l'Algérie). Pour lui, la position du chef de l'Etat français «rejoint la volonté exprimée par les plus hautes autorités des deux pays de se tourner vers l'avenir en exorcisant le passé à travers un examen lucide, courageux et objectif de notre hi

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