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Analyse

Maison Blanche, la course sans tête

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A deux semaines du scrutin, Obama et Romney restent au coude à coude dans les sondages.

Mitt Romnet et Barack Obama avec leurs épouses, le 22 octobre 2012. (Photo Reuters)
ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 23/10/2012 à 20h36, mis à jour le 24/10/2012 à 12h38

L'ex aequo est presque parfait : 47% d'intentions de vote pour Barack Obama et 47% pour Mitt Romney. Aux derniers baromètres de la campagne américaine, notamment ceux de RealClearPolitics, qui font la moyenne des sondages les plus récents, il faut maintenant descendre à la décimale pour départager les deux candidats à la Maison Blanche. Et rien n'indique que le dernier débat télévisé, qui a porté lundi sur la politique étrangère, aidera à les départager. Obama s'y est montré très offensif, mais Romney a aussi réussi le «test du commandeur en chef», estimaient hier la plupart des analystes : l'ex-gouverneur du Massachusetts est apparu maître des dossiers, consensuel et rassurant, avouant lui-même qu'en de nombreux points, sa politique étrangère ne varierait pas vraiment de celle d'Obama.

Le républicain peut-il encore gagner ?

Oui, mais Obama reste favori. L'élection se joue au suffrage indirect, et le collège de grands électeurs qui désignera le vainqueur est loin d'être favorable à Romney. Les derniers et très savants calculs des sondeurs donnent entre 201 et 253 grands électeurs déjà acquis à Obama, contre 191 à 206 à Romney. Pour l'emporter, il faut franchir le seuil des 270 grands électeurs, ce qui explique la féroce bataille en cours dans les swing states qui peuvent faire pencher la balance. «Obama garde l'avantage, souligne Jesse Rhodes, professeur de sciences politiques à l'université du Massachusetts, à Amherst. S'il gagn

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