C'est le coup de grâce au «berlusconisme», la vraie fin d'un cycle politique qui a duré plus de dix-sept ans. La justice italienne rattrape Silvio Berlusconi, condamné vendredi en première instance à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale dans l'affaire Mediaset alors même que deux jours plus tôt, «Il Cavaliere», âgé de 76 ans, annonçait son retrait de la vie politique. S'il avait dû quitter la présidence du Conseil en novembre 2011 et laisser la place en à l'austère Mario Monti et à son gouvernement de «techniciens», le tycoon des médias avait pendant des mois laissé entendre qu'il pourrait diriger les listes de son parti-entreprise, le Peuple de la Liberté, aux législatives du printemps prochain. Puis il avait annoncé mercredi qu'il jetait l'éponge: «Je ne serai pas à nouveau candidat comme président du Conseil mais je reste aux côtés de gens plus jeunes qui peuvent marquer des buts, et je peux donner des conseils». Tenant à préciser, avec une des métaphores footballistiques qu'il affectionne, «qu'il a encore de bons muscles et toute sa tête».
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Le 16 décembre, le PDL organise des primaires où le dauphin désigné Angelino Alfano semble avoir toutes les chances de l'emporter. Mais le crépuscule politique du Cavaliere et son isolement au sein même de la droite sont toujours plus évidents. L'UDC




