«Le mot gridlock [en français blocage ou embouteillage, ndlr] est devenu très employé sous la présidence Obama, mais la notion n'est pas vraiment nouvelle : cela fait des décennies déjà que l'on constate que la politique américaine a tendance à se bloquer, comme la Beltway aux heures de pointe. Ceci dit, pour les gens qui vivent dans la région, la Beltway est moins un symbole politique qu'une douleur matin et soir, quand on y reste coincé. Le trafic y est très imprévisible, tout peut changer en l'espace de dix ou quinze minutes, c'est comme une rivière sauvage.
«Ces dernières années, la circulation s’est plutôt améliorée sur la Beltway : comme chaque fois que la conjoncture est mauvaise, le trafic a tendance à se réduire. Ce qui n’empêche pas nos lecteurs de se plaindre, de tout ce que le gouvernement fait ou ne fait pas. Le problème est que les Américains sont de moins en moins disposés à payer pour des projets qui bénéficient à d’autres qu’eux-mêmes. Ils ont aussi souvent du mal à converger, que ce soit sur une entrée d’autoroute ou pour voter au Congrès. Cela fait des années qu’on n’ose plus augmenter les taxes sur l’essence, qui permettent de financer les infrastructures de transport. Personne ne veut voir ses impôts augmenter, mais chacun voudrait bien que ses moyens de transport s’améliorent.
«Sous Obama, je n’ai pas non plus noté qu’on se préoccupe davantage d’environnement. L’argument de l’écologie est souvent brandi par mes lecteurs quand ils veulent donner l




