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Libération

Nétanyahou à Paris pour parler de l’Iran

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Proche-Orient. Ferme sur le nucléaire, François Hollande a aussi critiqué la colonisation israélienne.

Publié le 31/10/2012 à 20h46

C’est la première visite en France du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, depuis l’élection de François Hollande. Mais au-delà d’un évident changement de style entre le Président et son prédécesseur, les fondamentaux de la diplomatie française au Proche-Orient resteront les mêmes. Cette première rencontre a été consacrée en bonne part à la menace nucléaire, question prioritaire pour le dirigeant israélien.

Le président français a réclamé hier de Téhéran «des gestes concrets» dans l'abandon de son programme. Un Iran doté de l'arme atomique «est une menace qui ne peut pas être acceptée par la France […]. Nous avons fait voter plusieurs sanctions et nous sommes prêts à en faire voter d'autres, autant qu'il sera nécessaire», a souligné François Hollande dans leur conférence de presse commune. Le Premier ministre israélien s'est félicité de cette «position extrêmement importante» du chef de l'Etat français, tout en rappelant les limites de la politique de sanctions «qui n'ont malheureusement pas retardé d'un pouce le programme nucléaire».

François Hollande a par ailleurs fermement critiqué la poursuite de la colonisation de l'Etat hébreu, appelant Israéliens et Palestiniens à se mettre autour d'une table pour une «reprise sans condition des négociations» de paix. Mais il reste réticent face à la démarche de l'Autorité palestinienne «d'aller chercher à l'Assemblée générale de l'ONU ce qu'elle n'obtient pas dans la négocia

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