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Portrait

Mitt Romney, la légende du self-made-man

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En 1999, le comité organisateur des JO d’hiver de Salt Lake City, «capitale» de l’Eglise mormone, fait appel à Romney. Il impose des mesures d’économie drastiques, lève des fonds et se fera célébrer comme «sauveur» de ces JO. (Photo Andrew Wong. Reuters)
ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 05/11/2012 à 21h16, mis à jour le 07/11/2012 à 2h12

Willard Mitt Romney est issu d'une illustre famille mormone, qui remonte jusqu'au «prophète» Joseph Smith, l'inventeur, en 1830, de cette religion. Le candidat républicain porte le prénom du fondateur des hôtels Marriott, J. Willard Marriott, autre mormon et l'un des meilleurs amis de son père, mais se fait appeler Mitt, depuis son enfance. En 1885, un de ses arrière-grands-pères s'enfuit au Mexique pour pouvoir continuer à y pratiquer la polygamie (depuis abandonnée par l'Eglise mormone et la famille Romney).

Mais la figure essentielle à laquelle Mitt Romney ne cesse de se référer est son père, George : un self-made-man ayant fait carrière dans l’automobile jusqu’à devenir président d’American Motors Corporation, gouverneur du Michigan et candidat malheureux à la présidentielle de 1968. Né le 12 mars 1947 à Detroit, Mitt est le petit dernier, longtemps désiré, d’une fratrie de quatre. Sa sœur aînée, Margo Lynn, a élevé huit enfants et s’occupe encore de son dernier fils, trisomique. La seconde, Jane LaFount, est actrice de second rang à Hollywood. Son frère, Scott, est avocat dans le Michigan. Il a fait savoir comment Mitt l’avait appelé et réconforté chaque jour lorsqu’il se battait contre un cancer.

Un parcours où la finance fait la fortune

Elève médiocre de la prestigieuse école privée Cranbrook School, dans une riche banlieue de Detroit, Mitt Romney poursuit ensuite ses études à Stanford en Californie, à l’université mormone de Brigham Young, pour

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