Le président américain aura à faire face, dès sa prise de fonctions ou au cours de son mandat, à plusieurs dossiers majeurs. Passage en revue des missions sur la table.
LA DETTE
A la convention de Tampa (Floride) en août, les républicains avaient installé deux énormes horloges dans la salle, qui comptaient en temps réel le montant de la dette américaine. Depuis deux ans, le déficit fédéral, qui représente aujourd'hui la somme astronomique de 16 000 milliards de dollars est devenu une obsession républicaine. C'est pratiquement sur ce thème unique que le mouvement populiste des Tea Parties a mobilisé les anti-Obama pour pousser leurs candidats aux élections de mi-mandat à l'automne 2010, faisant tomber la majorité démocrate à la Chambre des représentants. Mais la bataille de la dette, c'est aussi celle des impôts. Dans son programme, Barack Obama promet de réduire la dette de 4 000 milliards de dollars dans les quatre ans à venir, en coupant dans certains programmes gouvernementaux, mais aussi en augmentant les impôts pour les plus riches et en investissant dans de nouveaux projets d'infrastructure. «Je ne vois pas pourquoi ceux qui volent en jet privé ne pourraient pas faire un petit effort supplémentaire», a-t-il maintes fois répété durant cette campagne. Romney, de son côté, refuse toute hausse d'impôts déclarée, et assure qu'il va replacer le budget américain sur la route de l'équilibre en supprimant certaines exemptions fiscales. Il a toutefois pri




