Un an et demi après le vote historique au Bundestag, la sortie du nucléaire décidée par Angela Merkel au printemps 2011 après l'accident de Fukushima pourrait virer au fiasco politique. Le dossier énergétique menace en effet de s'inviter au cœur de la campagne des élections de l'automne 2013 et pourrait coûter cher à la chancelière. Car la facture du tout-renouvelable s'annonce particulièrement salée pour le consommateur. Selon un récent sondage Emnid, 53% des Allemands soutiennent encore le virage énergétique, mais ils représentaient trois quarts de la population au printemps. Par ailleurs, 77% des personnes interrogées jugent son coût «très élevé».
L’objectif affiché par le gouvernement, qui a fait procéder à huit fermetures de centrales après Fukushima, est de passer à 80% de courant vert d’ici à 2050 au lieu de 25% aujourd’hui. L’objectif n’est pas irréaliste. La production d’électricité à base de panneaux solaires et d’éoliennes, fortement subventionnée, est rentable.
En Allemagne, la nouvelle ne réjouit plus grand monde depuis que les principaux opérateurs de réseaux ont annoncé, à la mi-octobre, vouloir relever de près de 50% la taxe payée par les consommateurs pour soutenir le développement des énergies renouvelables. Cette taxe, qui sert à financer les subventions accordées à la production d’électricité verte, est d’autant plus impopulaire que nombre d’entreprises en sont exemptées pour maintenir leur compétitivité. En clair, les particuliers paient l’essenti




