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Libération

La police grecque sort les lacrymos

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Lors d'une manifestation anti-rigueur devant le Parlement, les forces de l'ordre ont tenté de disperser des fauteurs de trouble.
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publié le 7 novembre 2012 à 18h59

La police grecque, cible de projectiles jetés par des manifestants cagoulés, a tiré mercredi soir des gaz lacrymogènes pour repousser devant le Parlement une manifestation contre le vote dans la nuit d’un nouveau train de rigueur, a constaté l’AFP.

De petits groupes ont déclenché ces échauffourées après plus de deux heures de rassemblement, dans le calme, de plus de 70 000 manifestants, en contrebas du Parlement où se poursuit depuis le matin un débat houleux sur le plan, dont l’adoption est exigée par UE et FMI pour maintenir le pays sous perfusion financière.

Face à la combativité des fauteurs de trouble, environ 300 selon une source policière, des renforts de forces anti-émeute ont afflué sur la place, qu’ils ont noyée sous les gaz lacrymogènes tout en parant à des tirs de coktails molotov.

La foule a reflué vers les rues adjacentes, tandis que s’arrêtait la pluie battante qui tombait plus tôt sur la ville. Au même moment un incident de séance interrompait au Parlement le débat houleux poursuivi depuis le matin par les 300 députés sur le nouveau train de rigueur.

Le ministre des Finances, Yannis Stournaras a d’abord annoncé que les coupes prévues des salaires des haut-fonctionnaires concernaient aussi les employés du Parlement, traditionels favoris du clientélisme local.

Mais face à la décision de ces derniers de se mettre immédiatement en grève, au risque de compromettre l’adoption de la loi dont UE et FMI font dépendre le maintien du pays sous perfusion, il a annoncé le retr