«Le Hamas et d'autres organisations terroristes sont atteints par les attaques de l'armée israélienne à Gaza. Ce n'est certainement pas fini.» Ehud Barak, ministre israélien de la Défense, a tenu à montrer les muscles, hier matin, quelques heures après les trois raids menés par son aviation contre des objectifs situés dans la bande de Gaza.
Enclave. Cette flambée de violence à la frontière entre le territoire palestinien et l'Etat hébreu a éclaté samedi après un tir de missile antichar contre une jeep de l'armée israélienne à la lisière de l'enclave palestinienne. Bombardements de Tsahal et tirs de roquettes contre Israël se sont succédé depuis. En tout, 123 roquettes auraient été tirées contre Israël dont une quinzaine, de type Grad, qui se sont abattues lundi dans le sud du pays. Hier matin, un nouveau projectile a touché Israël.
La branche armée du Jihad islamique, les brigades Al-Qods, a revendiqué la grande majorité des tirs, tandis que le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, affirmait être «prêt à l'escalade». En quatre jours, 7 Palestiniens ont été tués et 35 autres blessés. Du côté israélien, les autorités font état de 8 personnes blessées et de maisons endommagées par les explosions.
Les dirigeants et l'état-major israéliens menacent désormais Gaza et le Hamas, au pouvoir dans la bande, de représailles plus sérieuses. D'autant que ce regain de tension intervient en pleine campagne électorale à l'approche du scrutin législatif anticipé d




