Ce ne sera pas une «célébration de la victoire», a dû préciser la Maison Blanche, présentant jeudi le voyage que Barack Obama entame ce week-end en Asie et qui l'emmènera lundi en Birmanie. Pour sa toute première tournée à l'étranger après sa réélection, le président américain s'est concocté un programme surprenant, si ce n'est «choquant», dénoncent les plus critiques. Barack Obama, qui ne s'était pas rendu en Israël ou au Pakistan durant son premier mandat - deux pays autrement plus «brûlants» et au cœur des préoccupations américaines -, fera escale en Thaïlande, au Cambodge et, donc, en Birmanie.
Lors des discussions préparatoires à ce voyage, l'icône de l'opposition birmane, Aung San Suu Kyi, a fait part de ses «interrogations» et «inquiétudes», a rapporté la Maison Blanche. Barack Barack Obama vient honorer de sa visite un pays qui n'en est qu'au début de sa transition démocratique, où il existe encore des centaines de prisonniers politiques et où continuent les violences interethniques. «Le président Obama fait preuve d'un manque de jugement, a dénoncé le dissident birman Aung Din, directeur de Campagne américaine pour la Birmanie. C'est trop, trop vite et trop généreux.»
Au Cambodge, la visite présidentielle viendra également conforter le régime autoritaire de Hun Sen, que les Américains soutiennent activement, dénoncent des militants des droits de l’homme. L’escale à Phnom Penh permettra surtout à Obama de participer




