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Récit

RD Congo : la communauté internationale mobilisée sur le Nord-Kivu

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En République démocratique du Congo, les rebelles du M23 ont pris ce mardi le contrôle de Goma, la principale ville du Nord-Kivu. L'ONU craint une vague de représailles.

Un rebelle congolais dans les rues de Goma, le 20 novembre. (Photo James Aken. Reuters)
Publié le 20/11/2012 à 17h14, mis à jour le 20/11/2012 à 19h50

Comment va réagir la communauté internationale face au coup de force des rebelles du M23 dans l’est du Congo ? Après de brefs combats, les hommes de Sultani Makenga ont investi la localité ce mardi sans rencontrer de résistance.

Alors que les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagamé, se sont retrouvés en urgence à Kampala, en Ouganda, pour des pourparlers menés sous les auspices de leur homologue Yoweri Museveni, la pression est maximale sur les Nations unies, qui disposent de 6 700 hommes sur place. Devant l'impuissance de la Monusco à enrayer l'offensive des rebelles, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a demandé un changement de mandat des Casques bleus au Congo. En vertu des résolutions du Conseil de sécurité, ces derniers sont censés assurer la protection des civils au Nord-Kivu. A New York, l'Organisation a aussitôt rétorqué qu'elle ne pouvait pas se substituer aux forces de sécurité congolaises, qui ont fui leurs positions face au M23.

Les prochains jours risquent d'être particulièrement délicats à gérer pour la Monusco. Celle-ci a maintenu ses troupes sur place, qui contrôlent notamment l’aéroport de Goma. Déjà taxée de passivité, elle ne veut pas cautionner par son silence les exactions qui pourraient être commises, sous ses yeux. Mardi soir, l’ONU a dénoncé publiquement l’enlèvement de femmes et d’enfants à Goma. Les

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