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Analyse

Tsahal ne veut plus perdre la bataille de l’opinion

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Tracts largués sur Gaza demandant aux habitants d’évacuer, technologies, précisions des frappes… L’armée israélienne vante une guerre propre pour garder le soutien de sa population et des Occidentaux.

Un Palestinien devant les ruines de sa maison à Gaza, hier. (Photo Ibraheem Abu Mustafa. Reuters)
ParAude Marcovitch
Correspondante à Tel-Aviv
Publié le 20/11/2012 à 22h16

Sur la vidéo en noir et blanc prise depuis le drone, une forme floue se déplace et longe ce qui semble être un champ près de la cible identifiée.«Ici, vous voyez que nous avons repéré un lieu de lancement de roquettes, commente un officier de l'armée de l'air israélienne. La frappe ne se fait pas tout de suite, parce qu'il y a cette personne présente. Mais là, vous voyez qu'elle se dirige vers le lieu ciblé. On comprend qu'il s'agit d'un des tireurs du Hamas.» A l'image, la silhouette s'est éloignée de la cible. Quelques secondes plus tard, une énorme explosion déclenchée par le tir de l'appareil militaire provoque un nuage de fumée noire et des débris volent dans toutes les directions.

Principal maître du jeu dans l'opération «Pilier de défense», l'armée de l'air israélienne tient à souligner la précision des frappes qu'elle mène sur ses objectifs et sa volonté d'épargner les civils de Gaza. Elle en veut pour preuve le ratio des morts face au nombre de frappes : 1 300 bombardements ont causé la mort de 120 Palestiniens, dont 40 civils, selon Tsahal. Hier soir, des milliers de tracts ont été largués sur une dizaine de quartiers de la ville de Gaza demandant aux habitants d'évacuer et indiquant les routes à suivre pour se rendre dans un endroit qualifié de sûr et situé au centre de l'agglomération. «Depuis "Plomb durci" [la guerre qui a duré trois semaines entre décembre 2008 et janvier 2009 faisant 1 400 victimes palestiniennes et 13 morts Israéliens, nd

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