L 'un après l'autre, les personnages désignés cette semaine par les médias israéliens comme «le trio», à savoir le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et celui des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, se sont succédé à la tribune pour vanter le succès de l'opération militaire menée à Gaza huit jours durant (lire aussi page 25). «Nous avons touché leurs commandants, nous avons détruit des milliers de roquettes dirigées vers le sud et la plupart de celles [envoyées] vers le centre d'Israël, et nous avons détruit les installations de contrôle du Hamas», a dit le chef du gouvernement israélien. Mais il a ajouté avoir entendu les voix de ceux qui, dans la population, lui reprochent un retrait trop rapide des combats et réclament une réponse militaire jusqu'au-boutiste face aux tirs de roquettes. «Nous devons d'abord essayer le cessez-le-feu», leur a-t-il dit.
«Erreur». Côté israélien en effet, tout le monde n'a pas applaudi à la signature de l'accord de trêve avec le Hamas, loin s'en faut. Alors qu'une dizaine de roquettes palestiniennes étaient encore tirées dans la nuit de mercredi à jeudi, beaucoup doutaient que le calme revienne définitivement dans les localités du sud du pays. En outre, les scènes de liesse filmées dans la bande de Gaza, perçues comme autant de signaux de victoire de leurs ennemis, ont conforté leurs soupçons. «Bibi [Nétanyahou] aurait dû finir le travail, faire




