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Mexique : le PRI ou l’éternel recours

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Dans un pays miné par la violence et les inégalités, le Parti révolutionnaire institutionnel, au pouvoir de 1929 à 2000, revient aux affaires avec le médiatique Enrique Peña Nieto, investi président samedi.

le président Enrique Peña Nieto, 46 ans, entouré de sa famille après son investiture, samedi à Mexico. (Photo Reuters)
Publié le 02/12/2012 à 20h16

En prêtant serment samedi matin en tant que nouveau président du Mexique, Enrique Peña Nieto a fait ce que tout le pays attendait de lui : il a promis la paix. Cet avocat de 46 ans, issu du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre) s'est engagé à travailler ces six prochaines années pour réduire la violence et combattre l'impunité, deux fléaux liés à la guerre des cartels de la drogue. «L'insécurité et la violence nous ont volé la paix et la liberté», a affirmé le nouveau président lors de son discours d'investiture. Il a présenté treize mesures pour la transformation du Mexique, telles qu'un programme de prévention du crime, la réforme d'un système éducatif en piteux état et une «croisade nationale contre la faim».

Plus tôt dans la matinée, d’intenses protestations ont accompagné la cérémonie de passation de pouvoir à la Chambre des députés, qui s’est déroulée sous les huées des parlementaires de gauche contestant la légitimité de l’élection de Peña Nieto. A l’extérieur, les forces de sécurité repoussaient avec des gaz lacrymogènes des jeunes qui, depuis l’aube, manifestaient contre la prise de pouvoir. Bilan des affrontements : 23 blessés et 92 arrestations.

Guerre. A l'époque où il était gouverneur de l'Etat de Mexico, la répression des manifestations dans le sang était une spécialité de Peña Nieto. Mais, pour le PRI, rien ne pouvait gâcher ce moment tant attendu : il renoue avec le pouvoir qu'il a abandonné en 2000, après soixant

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