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Libération

L’aveugle stupidité de la droite israélienne

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Publié le 04/12/2012 à 19h31

C'est une ancienne du Mossad, ex-membre du Likoud et ancienne ministre des Affaires étrangères qui parle. «Tout est à l'envers», déclarait la semaine dernière Tzipi Livni en annonçant qu'elle se présentait aux législatives anticipées du 22 janvier et créait pour cela un nouveau parti centriste. Tout est à l'envers dans la politique du gouvernement Nétanyahou, expliquait-elle, parce que le Hamas est sorti «politiquement renforcé» de la crise de Gaza, parce que ce gouvernement négocie avec des islamistes qui veulent la destruction d'Israël alors qu'il a «gelé tout dialogue» avec l'Autorité palestinienne, et parce que son refus de négocier un règlement définitif avec les Palestiniens a conduit 138 des 193 pays de l'ONU à reconnaître sans plus attendre la Palestine comme un Etat dont les frontières, dit la résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies, sont celles de 1967.

Tout est, autrement dit, à l’envers parce que le gouvernement le plus à droite de l’histoire israélienne a isolé Israël comme jamais sur la scène internationale, marginalisé ceux des dirigeants palestiniens avec lesquels il aurait pu parvenir à la paix et encore compliqué toutes les possibilités d’échanges de territoires entre Israéliens et Palestiniens, donc de règlement négocié, puisqu’elle a abouti à ce que les frontières de la Palestine aient désormais été tracées par l’ONU.

Indéniablement exact, le constat de Mme Livni est pourtant incomplet. A la veille

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