Ecouter Vanda Durbakova, c’est admirer d’un seul coup le travail de porte-parole. Choisir les mots qui dénoncent, ceux qui protègent les victimes, porter leur combat sans impudeur. Et répéter inlassablement, depuis près de dix ans, que des femmes roms slovaques ont été massivement victimes de stérilisations forcées, et qu'il y a très peu de raisons pour qu'elles ne le soient pas encore aujourd'hui. Fin 2012.
Ecouter l’avocate Vanda Durbakova (photo DR), c’est aussi plonger dans ce genre d’histoire dont on se dit spontanément «ce n’est pas possible...» avant de réaliser notre grossière erreur. Non seulement c’est bien réel mais cela existe depuis fort longtemps: ainsi le 14 juillet 1933, le régime nazi vota une loi couchant noir sur blanc une politique de stérilisation forcée des femmes roms.
Combat contre l"oubli
Le scandale, c'est qu'une telle histoire dure encore. Le 13 novembre la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a rendu un arrêt – c'est le troisième – qui répare partiellement l'injustice subie par trois femmes roms stérilisées sous la contrainte et à leur insu au début des années 2000. La CEDH a reconnu que les trois femmes ont subi un traitement inhumain et dégradant en violation de l'artic




