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Libération
Reportage

A Newtown, Adam Lanza, un tueur coupé du monde

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Des éléments permettent de mieux cerner la personnalité du jeune homme et de sa mère, qu’il aurait tuée avant de massacrer vingt enfants et six adultes dans l'école Sandy Hook, au Connecticut.

A Newtown, dimanche. (Photo Joshua Lott. Reuters)
ParFabrice Rousselot
envoyé spécial à Newtown (Connecticut)
Publié le 16/12/2012 à 19h32

C'est un ensemble de résidences cossues sur des collines boisées, à l'écart de la ville. Quand on veut tourner sur Yogananda street, une voiture de police bloque l'accès. Quelques centaines de mètres plus bas, au numéro 36 exactement, se trouve la maison des Lanza, un peu en retrait de la route. Une bâtisse imposante, avec des colonnes devant la porte et un parterre de fleurs méticuleusement entretenu. «Je croisais quelques fois la mère et on se disait bonjour, raconte un homme qui fait son jogging et se présente comme un voisin. Elle avait l'air gentille. Le fils, lui, je ne l'ai vu que deux ou trois fois. La seule chose dont je me souviens, c'est qu'il baissait la tête plutôt que de vous regarder.»

Un garçon solitaire et reclus

Vendredi, c’est donc dans cette maison qu’Adam Lanza, 20 ans, aurait tué sa mère avant de parcourir les 5 miles (8 km) qui le séparent de l’école élémentaire de Sandy Hook pour commettre l’un des ­pires massacres de l’histoire des Etats-Unis. Il y a tué vingt enfants et six adultes, avant de se donner la mort. Trois jours après la tragédie, la petite bourgade paisible de Newtown, dans le Connecticut, essaie toujours de comprendre comment Lanza a pu commettre une telle folie.

Dans la ville, les éléments de portrait qui commencent à émerger en font un garçon solitaire et reclus, qui avait du mal à parler avec les autres et qui n'a laissé que peu de traces derrière lui. Selon la chaîne ABC News, son frère, Ryan, que l'on avait pris un moment pour le tueur, aurait as

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