A chaque nouvelle tuerie, la question ressurgit dans la presse américaine. Faut-il contrôler davantage les armes ? Est-ce seulement réaliste, alors que plus de 270 millions sont déjà en circulation dans le pays ? Le débat est si usé et les positions de chaque camp si connues que les éditorialistes de tous bords, un brin blasés, annoncent comme un vieux refrain l'argumentaire que ne manquera pas de dérouler la partie adverse. Mais la fusillade de Newtown, et l'engagement d'Obama à «une action significative» – sans préciser laquelle – semblent bien provoquer un sursaut. «Si l'on veut agir, c'est maintenant ou jamais», mettent en garde plusieurs journaux. Même un journal conservateur comme USA Today reconnaît que, «le pays peut prendre des mesures, mêmes imparfaites, pour éviter qu'un autre Newtown ne survienne».
Avant même de savoir s'il faut contrôler les armes, le débat, dans la presse, consiste à savoir s'il y a lieu de «politiser la tragédie». La réponse est non, pour l'éditorialiste du Los Angeles Times. «Avec 20 écoliers morts et des douzaines




