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Le jour où l’Europe aura harmonisé sa fiscalité…

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Publié le 18/12/2012 à 19h06

On peut avoir raison sur un constat et tort sur les conclusions qu'on en tire. C'est à juste titre que Mme Merkel soulignait, lundi dans le Financial Times, que les Européens ne pouvaient plus assumer la moitié des dépenses sociales du monde alors qu'ils ne représentent que 7% de sa population et ne contribuent qu'au quart de l'accroissement annuel de sa richesse. Ce décalage n'est pas tenable mais que proposait la chancelière allemande ?

Sans vraiment le dire, elle suggérait de restaurer la compétitivité de l’Europe en augmentant ses dépenses de recherche et d’éducation, en revoyant sa fiscalité à la baisse et en modifiant son marché du travail. C’était prudemment flou. A quelques mois de législatives qu’elle entend bien remporter pour la troisième fois, Angela Merkel n’allait pas se risquer à braquer les électeurs allemands, mais pas besoin d’une calculatrice pour comprendre ce qu’elle avait en tête. S’il faut à la fois dépenser plus sur certains postes et réduire la pression fiscale, l’argent est à trouver dans la réduction des budgets sociaux et des garanties que les codes du travail donnent aux salariés.

Ce n’est pas totalement faux. Il n’y a rien de scandaleux à vouloir ouvrir cette piste puisque les difficultés que les entreprises européennes ont à licencier constituent, de fait, un frein à l’embauche et que l’Etat providence en est effectivement venu, en Europe, à assurer des suppléments de revenus à tous alors qu’il ne devrait être que le filet de

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